Sergio Ramos encore et toujours !

5 décembre 2016

16h10 ce samedi 3 décembre, heure à laquelle le monde du football s’est figé, heure à laquelle les deux rivaux éternels ont foulés cette sublime pelouse du Camp Nou pour la première fois afin de disputer le 232ème grand Classico de l’histoire. Certainement éblouis d’être accompagnés par un tel un tifo, un tifo à couper le souffle porté par plus de 99 900 spectateurs. Une confrontation et un enjeu de taille entre le leader merengue et son dauphin blaugrana, en cas de victoire madrilène 9 points sépareraient les deux équipes et l’écart deviendrai alors plus que conséquent en vue du titre, alors que si les barcelonais venaient à l’emporter, ils reviendraient à 6 longueurs de la plus haute marche.

Avant le coup d’envoi, les joueurs se mélangent, le stade devient muet et un hommage digne de ce nom est rendu aux victimes de Chapecoense. L’émotion est palpable notamment sur les visages des joueurs sud-américains certainement plus touchés que les autres d’apprendre qu’un tel drame ait pu avoir lieu sur leur terre natale.

Les Catalans ont un avantage sur leurs adversaires du jour puisque leur effectif est au complet, Umtiti et Iniesta sont de nouveau aptes à jouer. Contrairement aux hommes de Zidane qui eux sont handicapés par les blessures, notamment sur l’aspect offensif avec G. Bale qui s’est blessé lourdement, remplacé par le jeune attaquant espagnol L. Vasquez. A noter également les choix surprenants de la part du coach français qui décide d’aligner Varane en défense centrale, préféré à Pepe et d’ajouter Kovacic à son 11 de départ aux dépends de Casemiro.

Les barcelonais qui restent sur une série décevante de matchs sans victoires avaient à cœur de se racheter contre une équipe madrilène en pleine confiance avec sa série en cours de 32 matchs sans défaite. Néanmoins, les hommes d’Henrique ont eu du mal à rentrer dans cette partie et ont subi les assauts madrilènes durant une bonne vingtaine de minutes. L’absence d’Andres Iniesta dans l’entre-jeu s’est très vite ressentie et malgré quelques tentatives de Neymar, l’attaque barcelonaise est restée muette. Les madrilènes de leur côté ont joué tous les coups à fond, et ont tout misé sur les bons centres de Marcelo. Il a fallu que Ter Stegen repousse 2 frappes de Ronaldo et une tête de Varane pour que le score reste vierge à la pause. Benzema de son côté semblait absent.

Au retour des vestiaires et au vu de la première offensive menée par Messi, on a vite imaginé que Luis Enrique avait certainement du sonner l’alarme dans les vestiaires. Et le résultat n’a pas tardé à se faire ressentir, Neymar côté gauche percute et dribble, Varane est perdu et concède la faute. Le brésilien se charge de déposer un amour de ballon sur la tête rageante de Suarez qui transperce les filets de Navas. Le score est de 1-0 à la 56ème minute de jeu, et il aurait pu être plus lourd si Neymar après avoir envoyé balader Carvajal n’avait pas trop élevé sa frappe et si Leo Messi, bien servi par Iniesta n’avait pas trop croisé la sienne. Iniesta, entré à l’heure de jeu, a su guider son équipe tel le maestro qu’il est habituellement, cette sérénité au milieu de terrain, c’est ça qu’il manquait au Barça. Son retour a été synonyme de sursaut d’orgueil pour ses coéquipiers qui sont restés camper dans le camp madrilène une bonne demi-heure.

Et puis ce qui devait arriver arriva, comme à son habitude lors des grands rendez-vous, Sergio Ramos, spécialiste dans ce domaine a éteint un stade en ébullition qui croyait déjà être le vainqueur de cette partie. C’est donc comme vous l’aurez compris, sur un coup-franc, que le capitaine madridista plus prompt que Javier Mascherano envoie une tête puissante dans les cages barcelonaises à la 91ème minute de jeu.

Il laisse derrière lui un sentiment amer et de haine aux supporters qui voient les 3 points s’envoler… Des sentiments bien représentés en toute fin de match par un « magnifique » doigt d’honneur lancé aux supporters barcelonais de la part du défenseur merengue très intelligent, Carvajal. Le spectacle était au rendez-vous, dommage qu’on ne voit pas ce genre de match plus souvent.

Sergio Ramos

A très vite 🙂

Sources visuels : www.leral.net et www.rds.ca

Au sujet de l'auteur : Anthony G.

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