Historique !

9 mars 2017

8 Mars 2017 : FC Barcelone / Paris St Germain

Contexte d’avant match

Souvenez-vous du match aller absolument parfait réalisé par les joueurs parisiens, qui l’avaient emporté chez eux par un score fleuve de 4 à zéro face à des Catalans inexistants… Ce résultat fabuleux et la performance exceptionnelle des joueurs de la capitale avaient alors surpris toute l’Europe, mettant ainsi une sérieuse option sur une qualification avant même d’avoir disputé le match retour, qui cette fois-ci s’est déroulé au Camp Nou ; et pourtant…

En effet, à en croire les statistiques, de toute l’histoire de cette compétition, des 185 précédentes équipes à avoir subi une telle humiliation dans une phase aller, jamais l’une d’entre elles n’avaient réussi à se qualifier pour le tour suivant ! En revanche, s’il y a bien une équipe qu’il ne faut ni sous-estimer ni prendre de haut, c’est bel et bien le Barça, habitué à imposer de très gros scores à domicile quels que soient les compétitions ou les adversaires.

Suite à ce fameux match aller, le Barça a alors enchaîné les victoires avec des scores plus que positifs, en inscrivant pas moins de 15 buts en 4 rencontres de Liga contre l’Atletico Madrid, Alaves, Gijon et le Celta Vigo (des victoires cruciales pour la course au titre à la lutte avec le Real Madrid).
Ces scores ont su rassurer les supporters et qui ont ainsi commencé à les rêver de « La Remontada » ! Autrement dit en français « la remontée », le rêve de tous les supporters Blaugranas ? Voir leur équipe s’imposer sur ses terres, par plus de 4 buts d’écart pour décrocher un billet qualificatif pour les quarts de finale. Une ambition utopique à première vue mais qui n’était au fond, pas si folle…

Le climat et l’ambiance du match ont commencé à se dessiner dès la conférence de presse du club Espagnol, l’après-midi même de la rencontre, lorsque des cadres du club tels que Neymar et Suarez ou encore le coach Enrique lui-même ont pris leurs responsabilités en prononçant des phrases chocs telles que « S’il y a bien une équipe capable de réaliser cet exploit c’est bien le Barça ! » (Suarez), « Pour ma part, ce soir je vais inscrire un doublé, le reste Leo et Luis s’en chargeront » (Neymar), ou encore « Si Paris est capable de nous mettre 4 buts alors nous sommes capables de leur en mettre 6 » (Enrique). Des phrases qui seront malheureusement pour les Parisiens, très prémonitoires…

Le moment est venu de marquer l’histoire

Compositions :
Une grande première sous l’ère Enrique, les coéquipiers d’Iniesta sont alignés au coup d’envoi en 3-3-1-3 avec un Rafinha titulaire sur le côté droit et un Messi positionné en tant que numéro 10 afin d’orienter les attaquants. Néanmoins, miser le tout pour le tout sur le plan offensif en négligeant ainsi l’aspect défensif peut être très dangereux et Unai Emeri semble l’avoir compris. En effet, il décide de mettre en place un 4-2-3-1 offensif visant à contrer les attaques catalanes afin d’inscrire un but qui ferait très mal au moral de leurs adversaires (en cas d’égalité sur les scores cumulés dans ces phases en 2 matchs, les buts à l’extérieur comptent double).
A noter également le retour de Mascherano aux côtés d’Umtiti et de Piqué mais aussi l’absence de Di Maria laissé au repos suite à une douleur musculaire.

3ème minute de jeu : Suarez !

L’objectif des catalans ? Marquer très rapidement afin d’assommer les parisiens et ainsi dérouler leur jeu de passes ! Et autant dire que l’objectif est rapidement atteint lorsque dès la 3ème minute de jeu, suite à un centre très mal repoussé par la défense parisienne, alors que le ballon continue de rebondir aux abords de la cage de Trapp, Suarez surgit et en profite pour ouvrir le score de cette rencontre (un but qui sera validé grâce à l’aide de la Goal Line Technology).

FCB - PSG / 8 mars 2017
Puis, les locaux ont fait courir les visiteurs et ont étiré leur défense afin de trouver un espace, une faille dans ce cadenas bien regroupé mais qui ne semblait pas aussi serein qu’à l’aller… En effet, à la 40ème minute de jeu, le manque de confiance et de communication de la part de Trapp à son défenseur Kurzawa les a sanctionnés immédiatement d’un but contre leur camp suite à une surprenante talonnade d’Iniesta mal anticipée…

Score à la mi-Temps : FCB 2-0 PSG
Le scénario parfait ?

Dès le retour des vestiaires, l’intensité des Barcelonais, bien poussés par leur stade plein à craquer, a eu raison des Parisiens, une nouvelle fois fautifs, cette fois-ci dans la surface de réparation suite à un dribble de Neymar très rapidement exécuté sur Meunier qui plonge dans les pieds de son adversaire, provoquant un penalty.
Messi endosse alors toutes ses responsabilités et vient inscrire le but du 3-0 synonyme d’espoir, à la 50ème minute de jeu. Le PSG est méconnaissable, aucune envie n’est ressentie de la part des joueurs qui défendent très bas et s’exposent ainsi dangereusement à de nombreuses combinaisons adverses. Leurs passent n’aboutissent pas, seulement 64 % d’entre elles arrivent à destination et les joueurs n’ont effectués ce moment du match qu’un seul tir cadré.

62ème minute : Cavani achève le suspense !

Après avoir été victime d’une faute « intelligente » de la part de Piqué en toute fin de première période qui l’avait empêché de filer au but (et qui aurait dû coûter un deuxième carton jaune au défenseur par la même occasion), suite à une belle remise de Kurzawa de la tête sur un coup de pied arrêté, l’attaquant uruguayen a su prendre sa revanche en propulsant son ballon dans le toit du but, anéantissant alors les espoirs de qualification du onze barcelonais qui devait alors en inscrire encore 3 en moins de 20 minutes pour espérer se qualifier.

Quand soudain… NEYMAR !

À ce moment-là, le stade est muet,  certains spectateurs commencent même à quitter leurs sièges et plus aucun joueur n’y croit, comme le déclarera Veratti en zone mixte après avoir discuté avec plusieurs joueurs pendant le match.
Aucun, sauf Neymar !
7 minutes et trois coups de génie auront suffi au capitaine de la Seleçao pour illustrer toute la palette technique qu’il possède, qui aura bien mérité son 9/10 octroyé par L’Equipe.

Le premier coup d’éclat ? Un coup-franc direct magnifiquement enveloppé qui termine dans la lucarne droite de Trapp, à 2 minutes de la fin du temps réglementaire.

Le second ? 3 minutes plus tard, un penalty transformé avec sang-froid suite à un coup de coude de Marquinhos sur le visage de Suarez, faute loin d’être flagrante…

Et le dernier, sûrement le plus important, la cartouche qui va achever les parisiens : une passe décisive absolument sublime par-dessus 3 lignes de joueurs qui termine sur le pied de Roberto.

95ème et dernière minute de jeu : 6-1 !

Les Barcelonais célèbrent leur Remontada historique
Le stade explose, la pelouse est envahie et le staff parisien anéanti… Le football dans toute sa splendeur ! Un match de dingue avec du suspense des buts et des exploits individuels dignes des plus belles affiches que nous propose chaque année cette compétition… Certains parleront de faute professionnelle de la part des parisiens d’autres emploieront le terme sursaut d’orgueil de la part des Barcelonais… A vous de juger ! En tout cas une chose est sûre ce match restera à jamais gravé dans l’histoire du football européen…

Et dans les autres huitièmes, les scores cumulés et les équipes qualifiées sont les suivants :
Benfica 1 – 4 Dortmund
Real 6 – 2 Naples
Bayern 10 – 2 Arsenal

On se retrouve très vite pour de nouvelles affiches passionnantes ! 🙂

Sources visuels : www.facebook.com/infos/foot.comwww.20minutes.frwww.lexpress.fr

Au sujet de l'auteur : Anthony G.

Plus qu'une passion, un mode de vie ! Voilà comment je définirais ce sport devenu vital pour bon nombre d'entre nous, car depuis toujours, nos week-end sont rythmés par des émotions et des moments qui restent à jamais gravés dans nos mémoires...
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